Le SPF Economie saisit chaque année des milliers de produits contrefaits. Plutôt que de les détruire purement et simplement, le SPF Economie tente de s’inscrire dans une démarche circulaire et de valoriser de manière durable leur destruction.
189.152 : c’est le nombre d’articles contrefaits saisi par l’Inspection économique du SPF Economie l’an dernier en Belgique, au premier rang desquels figurent les parfums et produits de soins (111.970), suivis par les appareils électroniques (28.240) et les jouets (19.579).
Ces produits illégaux – et parfois dangereux – ne peuvent pas se retrouver sur le marché et doivent donc être détruits. Cela se faisait jusqu’il y a peu par incinération.
En raison du caractère peu durable de cette méthode de destruction, le SPF Economie s’est attelé à trouver une alternative, en collaboration avec les associations REACT et ABAC-BAAN, représentantes des marques.
De ces consultations est née début 2023 une collaboration avec Vanheede Environment Group, une entreprise active dans la gestion et le traitement des déchets. L'objectif de cette collaboration est de donner la meilleure destination aux matériaux par le biais du recyclage ou de la valorisation.
"Les produits contrefaits contiennent souvent des matériaux qui peuvent encore être réutilisés séparément. Pensez, par exemple, au matériel électronique. En collaboration avec l'entreprise Westlandia, nous commençons par rendre ces produits inutilisables ou invendables. Pour les biens physiques, cela signifie les rendre non reconstructibles." - Judith De Koninck, spécialiste valorisation des matériaux, Vanheede Environment Group
Outre les produits contrefaits, leurs emballages (carton, papier, sangles…) peuvent également être valorisés. Ceux-ci sont donc collectés de manière sélective dans le but d’être recyclés. Le carton est par exemple utilisé pour fabriquer de nouveaux emballages en carton.